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Le
préfacier
René
Omnès, général de division de gendarmerie (CR), huit fois cité, deux
blessures, Commandeur de la Légion d’Honneur, Grand Officier de l’Ordre
National du Mérite. Homme
des situations difficiles, il s’est distingué pendant l’Occupation, à la
Libération, en Indochine et dans les différents commandements qu’il a exercés
en métropole et dans les territoires d’Outre-Mer. Pendant
la Seconde Guerre mondiale, fin 1943, âgé de 19 ans, le jeune René Omnès,
fils de gendarme, se retrouve en Haute-Saône. Un sang breton et ardennais à la
fois coule dans ses veines qui ne lui confère aucune attache avec la
Franche-Comté. Pourtant, tout naturellement, par atavisme familial, comme il
avait tenté de le faire à Paris, jeune étudiant en 1940, il se jette dans
l’action que les gens du cru s’apprêtaient à mener contre l’occupation
nazie avec la volonté farouche de se battre pour la liberté. Il
crée un maquis de plus de 150 hommes qu’il organise et entraîne. La 8e
compagnie FTPF du lieutenant René Omnès, alias « Louis Lambert »,
alias « Simoun » se bat avec détermination. Entraînée par son
chef, elle se signale par des dizaines d’actions de guerre et de sabotages. De
façon spectaculaire et définitive, elle coupe deux lignes ferroviaires
indispensables au repli des occupants - Paris-Belfort et
Dijon-Jussey-Epinal- et inflige dans ces circonstances des pertes à l’ennemi.
Humain, « Simoun » traite ses ennemis en soldat. Il soigne
tous les blessés tombés entre ses mains. Remarquable entraîneur d’hommes,
il impose une discipline fraternelle mais stricte. Il refuse la « justice
populaire ». Pour le général (CR) Pierre Bertin, son chef dans la Résistance
« cet adolescent investi d’un commandement dédaigné par la hiérarchie
militaire classique, active et réserve confondues, se verra à plusieurs
reprises, affronté à des cas de conscience capables de désemparer les plus
chevronnés des baroudeurs. Quel que soit le tragique des problèmes, Simoun
refusera de subir adoptant toujours la solution courageuse.. ».
En
1983, à 59 ans, Commandant depuis quatre ans la 6ème Région de
Gendarmerie à Metz, il termine sa carrière par anticipation, sur sa demande,
et se retire à Paris. Auditeur à l’Institut des Hautes Études de la Défense
nationale il continue à participer à la vie de la nation tout en
poursuivant un bénévolat désintéressé dans une vingtaine d’associations.
Il retourne aussi le « sablier du temps » pour retransmettre son témoignage
et son expérience à travers plusieurs ouvrages publiés entre
1983 et 2002..
Par
son passé de Résistant, il se trouvait qualifié pour présenter le livre
consacré au capitaine Demettre, un de ses aînés dans la gendarmerie, homme
d’action comme lui dans une époque qui disqualifiait les hommes sans âmes.
OUVRAGES
PUBLIES PAR LE GÉNÉRAL OMNES
Ciel
ouvert au maquis 82 – Conseil général de la Haute-Saône.(1983)
Pourquoi
as-tu fais cela mon fils. Édition la Musse. (1991)
L’Indochine
avant l’oubli . Éditions A.B.S.T. (1994)
Un
pion sur l’échiquier de la grande dame. Éditions Crimée (1995)
Les
éveilleurs de l’aurore. Éditions Crimée (2002)
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